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Depuis ma dernière plaie, je n’avais percé aucunes de mes imperfections depuis 1 mois (et 1 petit jour).

Ça a commencé bêtement, par un minuscule point noir. Je n’ai pas pu m’empêcher de tripoter d’autres boutons préhistoriques (comprenez : des vieux boutons qui trainassent depuis des semaines).

Annonce de mauvaise nouvelle sur mauvaise nouvelle cette semaine, stress, colère, frustration… Je n’ai pas su gérer mes émotions, visiblement. D’autant qu’en ce moment je ne fais pas de sport, ça m’apporte pourtant plein de choses, ça me détresse beaucoup et c’est l’occasion de me “défouler” sainement. Je voudrai aller en salle, pour avoir plus de machines, me motiver encore plus, car je commence à avoir fait le tour de la musculation à la maison, mais par faute de moyens financiers, ce projet n’est pas réalisable pour l’instant..

Je suis donc rentrée hier dans cette bulle de perçages, qui m’a déconnectée de la réalité pendant quelques minutes.. Elles ne sont ni très grosses ni très profondes ces plaies, ouf, mais elles restent moches et sales. J’ai eu très envie de pleurer juste après, mais aucunes larmes n’a réussi à couler. Je me suis juste entendu émettre des gémissements de lassitude et de détresse (puis après je me suis dis “c’est ma faute, je peux m’en prendre qu’à moi-même, donc faut que j’assume ma connerie “). D’ici 3/4 jours, tout sera guéri et parti. Et pendant 3/4 jours, je vais vivre à moitié, ressentir à moitié, être heureuse à moitié. Quoi que je fasse, que je me foute un coup de pied aux fesses ou pas, que je relativise ou non, j’ai toujours ce sentiment agaçant, fatiguant et frustrant d’attente, les jours qui suivent un craquage.

Depuis 10 jours, je ne fais pas attention à ce que je mange. Pour tester les conséquences sur ma peau, si conséquences il y a, et aussi par manque d’argent pour refaire un plein, et par flemme (je dois l’avouer). Et bien, maintenant je sais : une grande partie de mes boutons sont liés, aussi, à ce que j’ingurgite. Mes hormones et ma peau, doivent être sensibles à certains aliments, à certains composants, à un trop-plein, un trop-peu, à cause de carences en quelque chose, trop réceptifs au sucre, au gras, au sel, ou que sais-je. Encore une fois, je connais des gens qui mangent clairement de la merde, soyons honnêtes, qui sont carrément allergiques au sens second du terme aux fruits et légumes et qui ont une peau IMPECCABLE A ME DONNER ENVIE DE PLEURER. Je ne fais définitivement pas partie de ces chanceux là visiblement (je me rassure en me disant que je fais par contre parti de ceux qui peuvent manger “n’importe quoi” sans prendre 1kg…on peut pas tout avoir !!). Suite à ces 10jours de jeanfoutisme culinaire, des gros boutons rouges et infectés ont poussés sur mes joues, et d’autres plus petits sur le front, là où d’habitude il n’y a jamais RIEN. Et une grande partie de mon moral et de mon bien être psychologique semble dépendre aussi de mon hygiène de vie, y compris par l’alimentation. J’ai remarqué que j’ai une tendance à me laisser aller de manière générale quand je me laisse aller niveau alimentation, ou au niveau du sport. Je me sens vite comme en “manque” de fraîcheur et de vitamines, en manque d’activité physique où je souuuuffle, je respiiire, donc j’angoisse, je culpabilise (pas à donf non plus hein, mais quand même un peu). Et tout ça s’en ressent dans mon attitude face à ma peau, et ma motivation de no-skinpicking.

Tout est lié en fait. C’est un ensemble. En fait, c’est comme si j’avais l’impression que faire du sport sans une bonne alimentation est “inutile” (un peu comme faire du sport mais fumer…). Du coup = pause sportive pendant un temps. Que prendre soin de ma peau en ayant une alimentation “merdique”, bah c’est inutile (comme appliquer de bons soins pour la peau mais fumer et boire de l’alcool régulièrement encore une fois). Du coup = plus de soins. Que bien manger et appliquer de bons soins mais percer mes boutons et donc abîmer ma peau, bah c’est encore plus inutile. Du coup = je fais plus attention à ce que je mange et je fais plus de soins, quand j’ai crisé. MDR raisonnement simpliste bonchoooour !!

Je pense qu’il me faut une certaine rigueur dans mon hygiène de vie avec des habitudes pour avoir le sentiment de “contrôler” encore un peu (vu que je “contrôle” plus mes boutons avec mes doigts), afin de pouvoir tenir bon. Et résister à l’évacuation de ses 5 gros boutons blancs enflés et douloureux qui pulullent sur ma joue gauche.

* L’application s’appelle “Sober time“, sur Google play, c’est gratuit, et ça motive grave. 🙂

** si vous avez regardé attentivement, j’utilise aussi Sober time pour me motiver à arrêter de toucher et jouer avec mes cheveux (là où il y a marqué “hair pulling”). C’est une mauvaise habitude que j’ai depuis pas mal de temps, et déjà que mes cheveux tombent tout seul… les “traumatiser” même un peu en les coiffant, ou jouant avec avec mes mains n’arrangent rien, ça aggrave forcément le problème !!

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